Itinéraire

Patrimoine

Saint-Roch (1950-1970) sous les « rayons » du soleil! 

Cherchant à nous attirer dans leur monde aujourd’hui révolu, mais non si lointain, ces enseignes commerciales, telles des stèles funéraires, nous rappellent le passage parmi nous de gens d’affaires, hommes et femmes issus de différents milieux, ayant grandement contribué à la vitalité du quartier Saint-Roch entre 1950 et 1970. Nommons notamment, sur la rue Saint-Joseph Est, Alphonse Talbot et ses fils, Joseph-Alphonse, Raymond, Fernand et Paul, des Magasins de chaussures Talbot et de la Mercerie Talbot, Samuel Markovitch, mieux connu sous le nom de Samuel Marks, de Markie Limitée, magasin de « confection pour dames et demoiselles », disposant d’un salon de la mariée, Joseph-Lionel Bizier, ingénieur professionnel, de Bizier & Caron, magasin d’accessoires électriques, Louis Roy, « homme dévoué aux mouvements sociaux et paroissiaux », de Roy & Fils Merceries, Cyrille Robitaille, président de la maison C. Robitaille inc., pour qui, « malgré la télévision, un piano a toujours sa place dans la maison », sur la rue de la Couronne, Roch Giguère de la Tabagie Roch Giguère, là où l’on doit sourire à la caméra, Henry Tom du « restaurant chinois ultramoderne » Le Mambo, sur le boulevard Charest Est, Guy Sang Woo et Sue Shang Chan du restaurant Woo’s House, « l’établissement tout désigné pour amener ses amis déguster les mets chinois les plus exquis », et les sœurs Germaine, Juliette et Marie Brassard, originaires de Chicoutimi, de la boutique de lingerie pour enfants Le Petit chaperon rouge 

Signe distinctif et d’appartenance, ces enseignes commerciales rendent également hommage au personnel et à la clientèle de ces entreprises, dont à Roland Giroux, gérant du magasin à rayons Metropolitan Store Limitée, décédé tragiquement avec son épouse à Tokyo en 1966, à Léo Piuze, gérant du cinéma Le Pigalle de 1948 à 1956, qui se vantait de présenter « les œuvres les plus éloquentes, les succès les plus authentiques, les drames les plus émouvants et les comédies les plus réjouissantes de l’écran français ». 

José Doré, historien

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